Des foils sur un Diam 24

by letelegramme.fr

Nous avons vu un Diam 24 équipé de foils avec François Gabart, Vincent Riou et Guillaume Le Brec à bord. S’agit-il de tests en vue d’une éventuelle modification du bateau ?

Il n’y a pas de secret sur ce sujet-là. François Gabart a acheté un Diam pour s’en servir comme laboratoire pour son maxi-trimaran Macif (ndlr : qui, lui, est équipé de foils). Il s’en sert pour tester plusieurs formes de foils. Il a acheté un Diam 24 classique avec deux flotteurs supplémentaires dans le but d’effectuer des essais.

Donc, il n’y a aucun changement à l’horizon ?

Nous sommes très satisfaits du Diam 24. Je crois que, fin février-début mars, le chantier (1) va livrer sa 60e commande. Ça fonctionne très bien. Pour le reste, disons qu’on regarde François Gabart le faire voler et peut-être que le coup d’après… On ne se met aucune pression, nous n’avons aucun planning, mais on s’est dit : « Dans quelques années, peut-on avoir une version de ce bateau avec des foils ? ». On a vu que c’était une petite bombe avec des foils. Donc, ça interpelle.

Un Diam 24 volant, c’est pour demain ?

Il n’y a aucune date d’arrêtée. Cela se joue à plusieurs années. Il faudrait d’abord que ce soit économiquement viable. Une grande partie du succès du Tour et de ce bateau-là, c’est la donne économique, le fait qu’il coûte 55.000 euros. Une solution volante avec des foils et certains renforts à droite et à gauche, cela veut dire 25.000 ou 30.000 euros de plus. Je me répète, il faudrait que ce soit jouable économiquement parlant, de l’ordre de 15.000 euros de plus. Mais soyons clair, nous ne sommes pas du tout dans des phases d’essais pour le Tour de France. Il y a des marins comme François Gabart, Vincent Riou et d’autres qui s’amusent pour voir ce qu’on peut en faire. Disons qu’ils le font sous notre oeil bienveillant.

Tout le monde vole ou veut voler aujourd’hui. Le Tour de France peut-il échapper à cette tendance ?

C’est le sens de l’histoire donc il n’y a aucune raison que le Tour ne s’inscrive pas, un jour, dans cette tendance. Je ne vois pas pourquoi le Tour n’irait pas et si ça peut se faire avec le Diam 24, ça aurait du sens.

Des foils demain et une aile rigide après-demain ?

L’aile, c’est un autre sujet. C’est à la fois une problématique budgétaire et une problématique logistique. Notre format impose des montages et démontages fréquents, du transport donc cela voudrait dire une aile démontable qui se transporte rapidement. Le Tour de France n’est pas la Coupe de l’America. On leur laisse le soin de faire du développement et de la recherche. Nous, nous suivons la tendance. Mais tout cela est assez excitant.

(1) : ADH Innotec à Port-la-Forêt

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